Un frugaliste, des frugalismes

un but dans la vie
une religion ?

Si tous les frugalistes du monde ont des points communs et des ressemblances, il ne faut pourtant pas oublier que tous n’ont pas la même façon d’appréhender cette vie frugale. Le frugalisme englobe plusieurs choix de vie différents et des tendances variées. Dans cet article nous mettrons en évidence les points communs entre les adeptes du frugalisme et définirons plusieurs modes de vie frugalistes.

Qui sont les frugalistes ?

couple frugal
  • Ce sont tous des individus désireux de mener une vie simple.
  • Qui ont décidé de se concentrer sur leurs besoins plutôt que sur leurs désirs.
  • Qui souhaitent se libérer du stress des problèmes d’argent, de l’angoisse de la perte d’emploi et des dettes
  • Qui ont soif d’une vie saine et heureuse et la construisent en mettant à neuf leur quotidien.

Un frugalisme à géométrie variable

Frugalisme ou retraite anticipée

frugaliste
un frugaliste heureux

Appelé « early retirement » chez les anglo-saxons, ce frugalisme fait référence à des individus de moins de 40 ans qui dès les prémices de leur carrière professionnelle ont décidé de faire travailler leurs revenus et d’épargner intelligemment.  Leurs plans d’épargne bien remplis, des rentes immobilières assurées et une maison payée, ils prennent alors leur retraite et peuvent se lancer dans les activités qui répondent mieux à leurs aspirations, vivre leurs passions et profiter de leur famille.   

Une vie au ralenti : La slow life

slow life

Ces frugalistes décident de freiner le tourbillon de leur vie et d’opter pour un quotidien plus tranquille. Ils ont pour objectif de réduire leur stress et se mettent à tout ce qui est « slow » : slowfood, slowfashion. Pour cela ils choisissent d’être plus proches de la nature, aiment le homemade, sont versés dans le DIY et tendent vers l’autosuffisance alimentaire voire énergétique. Ce sont souvent des frugalistes non-spéculateurs.

Les néo-frugalistes

zen attitude
Zen attitude

Ils sont dans la vingtaine et habitent encore chez leurs parents. La conjoncture économique et sociale les a poussés à préférer se concentrer sur leurs besoins plutôt que sur leurs désirs. Ils adoptent alors une consommation plus réfléchie et moins impulsive.

Et vous quel type de frugaliste êtes-vous ? Avez-vous évolué ?

C’est décidé: je veux devenir un frugaliste

Nouvelle vie ?

En me lançant comme rédactrice freelance il y a 2 ans, je pensais que mes revenus me permettraient de vivre très confortablement tout en gardant le train de vie que j’avais lorsque j’étais professeur, mais cela n’a pas été le cas. C’est en cherchant des moyens d’économiser plus, que j’ai découvert le frugalisme et que je me suis lancée à fond dans cette aventure.

Parce que je n’ai pas envie de passer mes journées à joindre les deux bouts, à épancher des dettes et à gérer de gros problèmes financiers, j’ai sauté le pas : c’est décidé, je deviens frugaliste.

Pourquoi choisir le frugalisme ?

Pour moi le frugalisme rime avec vie meilleure placée sous le signe des achats réfléchis. Il s’agit de ne pas gaspiller de façon extravagante l’argent durement gagné. Le frugalisme n’équivaut en aucune manière à une privation ou à une épreuve ; c’est un concept, que dis-je, c’est une philosophie qui permet d’éliminer les achats inutiles et d’avoir une vie plus féconde et plus déterminée. C’est la recette du vrai bonheur !

une vie plus simple

Au revoir le cycle de vie destructeur

Lorsque je dépensais (presque) sans compter, j’avais l’impression d’être prise au piège dans un cycle de vie destructeur, d’une paie à l’autre et d’un découvert à l’autre.  J’ai donc décidé de rompre ce cycle infernal pour vivre différemment. Les premiers mois ont été un peu difficiles car il fallait que j’apprenne à être plus consciente de mes dépenses. Comme toutes les personnes de ma génération Y, j’avais pris la mauvaise habitude de faire des achats inutiles et redondants. Qui n’ a pas dans son placard des vêtements et des chaussures qui n’ont jamais été portés ou d’autres qui ne sont même pas à sa taille ? J’ai donc adhéré au frugalisme pour ses avantages monétaires. Mais aujourd’hui je persévère parce que cela m’a permis de me rendre compte de ce qui est vraiment important dans la vie.

Bonjour la créativité frugale

Depuis que je m’inscris dans la philosophie du frugalisme, une nouvelle vague de créativité a éclaté en moi. J’ai trouvé de plus en plus de solutions créatives pour mes problèmes quotidiens. Alors que j’avais pris l’habitude de manger souvent à l’extérieur, mon nouveau choix de vie m’a permis de commencer à cuisiner davantage. Les repas sont devenus plus sains, plus savoureux, moins coûteux et mon premier amour pour la cuisine s’en est trouvé tout revigoré !

Au revoir le gaspillage, bonjour le recyclage

plus frugale…

Je suis pour le respect de l’environnement. Alors quand je suis devenue frugaliste économe, j’ ai amplifié ma démarche de respect de l’environnement. Maintenant, je suis davantage consciente de mon gaspillage, qu’il s’agisse de nourriture ou de toute autre possession matérialiste. Acheter des objets d’occasion, ne pas gaspiller de nourriture, recycler mes propres objets m’ont fait accéder à une vie encore plus respectueuse de l’environnement. Rien de tout cela n’aurait été possible si je n’avais pas choisi le style de vie frugal. Savoir que je fais du bien à la planète et à mon bien-être me procure une joie inexplicable. Une joie qui faisait défaut dans ma vie.

Au revoir mécontentement, bonjour la gratitude

petits plaisirs

Avant d’opter pour une vie frugale, j’avais si peu l’habitude de me réjouir de ce que je possédais. Le frugalisme m’a appris à être contente de ce que j’ai et de chérir ces bénédictions. Grâce à ma nouvelle gratitude, j’apprends maintenant à ne plus me comparer aux autres et à me concentrer sur des choses importantes mais non matérialistes.

En route vers de nouveaux objectifs

nouveaux objectifs

En détournant mon attention des choses matérielles et de la surconsommation, j’ai de nouvelles priorités. Mon but ultime est de vivre ma vie au maximum sans avoir à dépenser tout ce que je gagne mais aussi de prendre le temps pour nouer de bonnes relations avec mes amis, ma famille et chaque personne que je rencontre.

En bref, le frugalisme, c’est bon pour ma santé mentale et psychologique !